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LUSTRE ART DÉCO ADOLPHE BLOCH EN BRONZE ET PÂTE DE VERRE TANGO

780,00

Réf. 10302

Lustre Art Déco Adolphe Bloch en bronze et pâte de verre tango. Une monture en bronze doré composée d’une partie centrale en bronze, un cerclage égayé des décors de fruits et de végétaux agrémenté de trois bandeaux verticaux qui rejoignent à l’extrémité un poignard en guise de fin de lustre. Trois bras-appliques en prolongation deviennent trois tiges qui remontent jusqu’au cache-bélière celui-ci à décors de feuilles stylisées. Une petite vasque centrale et trois grandes tulipes en pâte de verre dit « tango » aux tonalités rouges et orangés en dégradé font penser aux verrerie Scheneider, mais celles-ci ne sont pas signées. Le monogramme « AB » présent sur plusieurs parties de la monture en bronze désigne le bronzier d’éclairage Adolphe Bloch (Paris, 1875-1946), fils de colporteur. Bloch, était un monteur en bronze qui commença sa carrière à la Maison Peyret au 44 rue de la Folie Méricourt. Il créa sa maison parisienne en 1905 situé au 19 rue Pasteur (Ateliers et magasin) en plus d’un magasin d’exposition au 37 Boulevard Voltaire. Puis elle reprend en 1926 l’ancienne Maison G. Peyret (Fabrique d’appareils d’éclairage) où il avait fait ces débuts et déménage ses bureaux, ses magasins et ses ateliers au 7 et 9 Cité Popincourt (14 rue de la Folie Méricourt) jusqu’à sa mort en 1946. Le lustre proposé ici est présent dans un catalogue du fabricant datant d’avant 1926 vu l’adresse sur le catalogue (voir images 9 et 10). Quatre points lumineux à douille baïonnette culot B22 dont trois en appliques et un à l’intérieur de la vasque.

« Tous les luminaires vendus sur notre site ont été restaurés par nos soins dans la plus stricte tradition de préservation et sans aucune altération remarquable de l’objet d’origine. Plusieurs heures de travail ont été nécessaires pour accomplir leurs rénovations. Tous les éléments sont d’origine, seule l’électricité a été refaite à neuf selon les normes actuelles mais en gardant toujours les douilles originales, souvent à ampoule culot B (baïonnette). »

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VICTOR ESPÉRANDIEU, GRANDE LAMPE FERRONNERIE D’ART ET PÂTE DE VERRE ROUGE TANGO

Réf. 20334

Victor Espérandieu, grande lampe en ferronnerie d’art et pâte de verre rouge tango. Cette grande lampe (70cm) en ferronnerie d’art sur le thème de la nature où se côtoient serpents et végétaux, est d’un sujet cher dans l’œuvre d’Espérandieu. Une longue tige supportée par un trépied en volutes se hisse autour d’une spirale torsadée. Deux serpents enroulés guettent : un à la basse et un autre au sommet de la tige. Des volutes en guise de crosses en épanouissement parmi les feuilles de laurier. Une grande tulipe-cloche en pâte de verre rouge tango couronnée d’un cache-douille aux feuilles de laurier. La signature du maître ferronnier « ESPPERANDIEU – V » est située à l’intérieur d’un des pieds (voir photo n°11). Câble électrique en tissu torsadé vieil or, prise et interrupteur en bakélite (voir photo n°12). Le point lumineux est à douille baïonnette culot B22.

Victor Adrien Espérandieu, fils d’un facteur de Poste, est né à Salon-de-Provence, le 6 mars 1878. Il commence à battre le fer dès l’âge de douze ans dans une forge de sa ville natale au solde mirobolant de deux francs par mois. En 1892, à l’âge de quatorze ans, il quitte Salon pour prendre le chemin de Paris où il va rester durant sept ans à apprendre le métier et à travailler avec acharnement. De retour au pays, il est employé dans une forge. Il fut proclamé premier ferronnier de France en 1904. Travailleur forcené, toujours à la recherche de labeur et d’amélioration, il trouve encore la force, tous les dimanches, de construire tout seul une grande bastide à Salon, située au Faubourg Saint-Côme dont il fût l’architecte, le maçon, le couvreur, le menuisier, le ferronnier… Il mit cinq années à bâtir sa « Tour de Nesle », comme il aimait bien appeler de toute sa ferveur romantique.

La Grande Guerre arrivée, Espérandieu fut affecté en Auvergne comme soldat, puis ouvrier métallurgiste dans une usine de guerre repliée à Brioude (Haute Loire) où il fera la connaissance de sa future épouse Marie Lespinasse. Victor et Marie officialisent leur union à la mairie de Brioude le 5 juin 1920 et s’installent au 9 rue de la Chévrerie. À cette époque Espérandieu se met à son compte est installe sa forge au village avec comme seule aide celle de son neveu par alliance René Lespinasse et un pensionnaire espagnol, José Giménez, monteur. Il travaille à l’ancienne mode avec l’outillage réduit des ferronniers d’autrefois. Petit à petit il cumule les lauriers : prix d’honneur à Vichy et exposition interdépartementale du travail en 1924 ; un des premiers meilleurs ouvriers de France en ferronnerie décerné pour la première fois en 1924. Il participe aussi à l’Exposition Coloniale Internationale de Paris de 1931. Au début des années 1930, il construit et s’installe dans une maison au numéro 74 de la rue Saint Esprit (aujourd’hui n° 20) où il aura aussi sa forge. Espérandieu avoué à ses intimes qu’il aurait voulu être sculpteur. Il aimait les choses de la nature et il s’amusait à reproduire en fer les feuillages, les fleurs, les insectes, les oiseaux, les papillons… le ferronnier de la nature selon ces contemporains. Son œuvre était très diversifiée : grilles monumentales, meubles, luminaires… Il a fait donation de ces œuvres au Musée du Travail à Paris, à la mairie de Salon-en-Provence et à celle de Brioude dont le monumental portail de 1924 lui ayant valu le titre de Meilleur Ouvrier de France. Sa maison-atelier de Brioude conserve encore des nombreuses pièces réalisées par Espérandieu dont la grille du portail d’entrée. Il meurt à Brioude, d’une crise cardiaque, le 2 août 1952. Aujourd’hui une rue Victor Espérandieu porte son nom dans sa ville natale et un Plan Square dans sa ville d’adoption à Brioude.

« Tous les luminaires vendus sur notre site ont été restaurés par nos soins dans la plus stricte tradition de préservation et sans aucune altération remarquable de l’objet d’origine. Plusieurs heures de travail ont été nécessaires pour accomplir leurs rénovations. Tous les éléments sont d’origine, seule l’électricité a été refaite à neuf selon les normes actuelles mais en gardant toujours les douilles originales, souvent à ampoule culot B (baïonnette). »